Trois heures du mat', déjà dimanche.
Je rentre à peine de chez lili et je suis presque pas saoule.
Je rentre et je pense à nous, réunies le temps d'une photo (cf. photo du 03 janvier 2010)
pour mieux se séparer encore... je me dis "merde" et aussi "c'est trop con tout ça".
Je n'ai pas envie d'être grossière.
Je veux écrire une chanson à mes amies.
Lili la chantera, bientôt je vous ferais entendre sa voix.
J'ai des souvenirs alors....


...A nos nuits blanches



Nos vies-dentiques et pourtant

chacune de nous esseulée

aux coins de l'hexagone cabossé

funambules de l'avant, du maintenant...

Si loin, si loin de vous encore

les repères s'effilochent

les mailles, les liens d'alors

se dispersent, fantoches!

Et s'il faut un refrain,

laisse parler les anciens:

It's a road Girls, don't you come back no more

Don't you come back no more.

Le pull-over des années

suffit à peine à protéger

de la solitude hivernale

nos bien maigres pétales...

Les fleurs enivrantes

des soirées dionysiaques

se flétrissent, alimentent

la vie et son ressac.

A toutes nos nuits ivrognes!

satiété en bandoulière

nos hormones dans l'atmosphère

un fou rire et des galaxies

Noir désir et fruste ennui

au pays des enfants borgnes...

Et encore un refrain,

(laisse parler les anciens) :

It's a road Girls, don't you come back no more

Don't you come back no more.

Mes sœurs aux yeux trop grands ouverts

Le cœur, la pupille en chamade

à nos regards, tristes charades

ce soir encore je lève mon verre!

Accoudée au formica

d'un bar crasseux,

d'un trou puant

je bois à nos savants débats

à la candeur de nos vingt ans

je pisse sur tout les kilomètres

qui me sépare de vous,des toilettes

et je dégueule à nos vingt ans

je vomie aux brèves d'antan...

Que nous reste t-il mes belles?

Nos cheveux tombent et le vent tourne

nos années mortes sous l'ombrelle

du souvenir où je séjourne.

Bon, maintenant y a plus qu'à espérer que je regrette pas d'avoir posté ça en me réveillant demain. Enfin aujourd'hui en fait, puisqu'on est déjà demain. Je me comprends.

Allez bonne nuit les muchachos!