31 mai 2011

Fables

Des yeux couleur lambeaux pour mieux faire la blague aux mots, la belle transmission ascendante-descendante et on ne sait plus dans quel sens, "c'est quand qu'on est devenu réceptacle?" Il y a eu les chuchottements des fenêtres et les petits yeux derrière, la ronde folle, et des cicatrices plein les murs, mais sans hiérarchie. Celui qui tenait la plume s'est aplati, humble serviteur silhouetté, à peine évidé. Sa substance comme des tentacules, est une conquête qui transperce, déjà, le possible relief! Enfin l'étalage... [Lire la suite]
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24 mai 2011

Salles d'attente(s)

Voilà, ma tête c'est comme ici: des espaces vides où s'asseoir briserait la fragile harmonie du silence. Les puits de lumière qu'on aimerait spontanés, ne sont que malsaines évanescences, rappellent la possibilité d'un hâvre qu'on aurait préféré en soi, histoire de se faire un peu confiance, pour une fois. Ils sont touchants ces espaces, peut-être parce qu'il sont des attentes, surtout parce qu'ils respirent l'innassouvi. On voudrait les câliner, leur dire "tinquiète pas, va" et chatouiller leur austérité. Ouvrir une fenêtre,... [Lire la suite]
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16 mai 2011

Ex-votos, reliques...

(suspensions théinées en s.25, palais Universitaire) "La couleur du sachet, un peu passé, jaunie, sépia, appelle à des images du passé, du révolu... samatière fine, froissée, déchirée, en lambeaux parfois, en papier ou en tissu ( ces filaments blancs salesentrelacés ne rappellent-ils pas les pansements de gaz que nous portions fièrement au genouenfants, et qui, au bout de quelques heures, prenaient cette teinte brunâtre de terre et de sang séché?),cousus, décousus, troués, suspendus, maltraités comme autant de vieux corps,... [Lire la suite]
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11 mai 2011

Ménage de printemps, tentative.

Au royaume des futilités j'ai cherché morceaux par morceaux à recréer mon entité, j'ai oublié de regarder dedans, je  me suis faite toutes voiles dehors et recoins surexposés. Frénétique, ambitieuse, invétérée.               L'étourdissante essence du moi-je, l'auguste-nombril-du-bout-de-mon-nez. Se délester, se déconstruire, se pâte-à-modeler. Jusqu'à l'écoeurement jusqu'à être bouffie d'orgueil, pétrie de préjugés, gavée comme une outre qui fait semblant d'être... [Lire la suite]
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06 mai 2011

Tu vas pas crever & les vieilles rengaines, épisode I.

  (format A4 à peu près, crayon de couleur, encre de chine, feutre)     Tu vas pas crever! ...qu'elle se disait très fort quand la chamade battait trop vite mais rien à faire, ça lui dézinguait la boîte-à-pulse et v'nait lui tripoter les tripes chaque fois qu'elle pensait l'avoir bien pansé enrubanné rafistolé raccommodé.   Il en fallait du souffle et de l'abnégation pour que ça sonne juste, à nouveau. Les mots, les cris, le tournis tout ça c'était que dalle seul le vieux râle coincé entre... [Lire la suite]
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02 mai 2011

Sa maison est en carton...

...ses escaliers sont en papier. Elle avait ouvert la porte et la lumière en a foutu partout des rayons du sol au plafond ça et les partcules de poussière, ça faisait beaucoup. On oublie vite le bruit des papillons aux ailes de papier, celui des déchirures mordorés, et le goût d'être aveuglé. Fallait juste pas oublier tout les trucs qui palpitent là, de l'autre côté. Mais c'est bon, c'est réparé.  
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