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Lisa et moi, février 2012

 

Ne plus jamais se vautrer dans la désespérance, ne traverser les gens, la vie et les autres qu'en hurlant de rire, en passant pour une folle.

Des éclats souples qui viennent du fond de la gorge, éclaboussent tout le monde, se déploient dans l'écho, résonnent dans le silence, un rire de démente, un cri de vie.

Être ivre de joie, n'exister que pour l'éphémère d'un éclat de rire, se gausser, en chialer et même parfois en oublier de respirer, trouver partout des prétextes, essayer le pied-de-nez, montrer son cul à la Grande Dépression.

Devenir terroriste de l'humour, se délecter du bon mot, de la terrible mimique, d'un regard espiègle d'une danse endiablée ou d'un trop Grand Vide, se tordre en deux à s'en faire sauter l'tripoux, ouvrir très grand la bouche, montrer les dents, babines retroussées, éructer en postillonnant!

Rire de tout, n'importe comment, outrepasser toutes les limites jusqu'à l'indécence, faire briller ses amygdales, s'en payer une bonne grosse tranche.

Remplir tout l'espace, enfin, n'être plus qu'une bouche hilare.

-se foutre de sa propre gueule-

L'autre avait dit que l'humour est la politesse du désespoir, devenue reine des bonnes manières je prône l'hystérie collective, la grande débandade, la fête du slip.

 

 

 

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Bientôt à venir un article sur Bruxelles (et ses petits choux), une grosse mise à jour des liens du blog, des dessins, des histoires sombres comme une nuit sans lune, des anecdotes de loup-garou... La bête reprend du service, AAAAAAAAAAOOOOOOOOUUUH!!!